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 Les pères ont des enfants

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little lou
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little lou


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MessageSujet: Les pères ont des enfants   Les pères ont des enfants EmptyLun 2 Jan à 13:28

Les pères ont des enfants

Les pères ont des enfants 1999lesperesontdesenfants3hm

[ Références ]
Titre : : Les pères ont des enfants
Auteurs : Alain Etchegoyen et Jean-Jacques Goldman
Année : novembre 1999
Editeur : Seuil
Remarque : -

[ Résumé ]
"Au nom de quoi m'exprimerais-je dans un bouquin ? En quoi mes idées seraient-elles plus intéressantes que celles de n'importe qui ?". Ainsi s'exprime Jean-Jacques Goldman, en préambule du "dialogue entre deux pères sur l'éducation" qu'il a mené avec le philosophe Alain Etchegoyen. A cette interrogation, le philosophe lui rétorque : "Au nom de quoi le philosophe pourrait-il penser tout seul avec la certitude de posséder la vérité ?"

D'entrée de jeu, le ton est donné : Alain Etchegoyen et Jean-Jacques Goldman s'expriment en tant que pères. Tout au long de ce livre, constitué de dix chapitres thématiques dont vous trouverez les résumés ci-dessous, ils vont aborder un terrain vierge, que l'on commence tout juste à défricher depuis une trentaine d'années : la paternité.

Chapitre 1 : Paternités
Les trois idées fondamentales qui sont développées tout au long du livre sont abordées dès le premier chapitre par Jean-Jacques Goldman :
1. Les jeunes sont aujourd'hui confrontés à des problèmes et des situations qui ne se présentaient pas par le passé.
2. L'autorité (en particulier parentale) est remise en cause.
3. Il existe un "flou" autour des pouvoirs et des contre-pouvoirs (politique, médias, parents…)

Auparavant, le rôle du père était de travailler et de ramener de l'argent à la maison. Celui de la mère était de garder les enfants. Les femmes, en s'émancipant, à travers notamment la possibilité de travailler, tout en gardant, "naturellement", leur rôle de mère, ont remis en cause cette dépendance et cette autorité naturelle.

Cependant, le fait que les enfants passent moins de temps avec leur mère permet de rééquilibrer le rôle des parents. C'est une liberté pour les enfants, plutôt que d'avoir une relation affective unique très forte, possessive.

En revanche, au fur et à mesure que de plus en plus de pères passent du temps avec leurs enfants, les comparaisons que font les enfants, les uns avec les autres, de leur père respectif, les rendent plus exigeants.

La relation entre la mère et les enfants est naturelle, biologique. Celle entre le père et les enfants ne va pas de soi, elle se construit. Selon Jean-Jacques Goldman, le nouveau rôle de la paternité est une source d'enrichissement fantastique pour les pères, mais les enfants y perdent, si l'image de l'autorité disparaît avec cette proximité accrue. Pour Alain Etchegoyen, l'estime est la différence entre le pouvoir et l'autorité.

Chapitre 2 : D'où parlez-vous, camarades ?
Selon Jean-Jacques Goldman, la génération de mai 68 (celle née au début des années 50) est la première à avoir été différente de la génération de ses parents (vêtements, habitudes, ambitions, valeurs…). En revanche, les auteurs estiment que cette rupture générationnelle fut excessive. Au nom de la liberté, le concept même d'autorité a été remis en cause. Aujourd'hui, comme le souligne Jean-Jacques Goldman, évoquer l'autorité paraît réactionnaire, alors qu'il ne s'agit finalement que de responsabilité, d'une interprétation nouvelle de la morale. La discipline et la responsabilité, contrairement à ce que la génération de 68 a pu penser, ne sont pas naturelles, mais sont le fruit d'une éducation.

La suite du chapitre évoque mai 68. Quoique très intéressant, on en retiendra uniquement la conséquence des événements sur l'éducation. Jean-Jacques Goldman était en terminale en 68-69 et se rappelle de la démission des professeurs, de leur négation de leur autorité.

Il s'ensuit plusieurs pages sur les réflexions de Jean-Jacques Goldman concernant le métier de chanteur. La chanson ne s'apprend pas comme la biologie ou le commerce. Jean-Jacques Goldman estime que l'on peut faire de la musique tout en travaillant, et que quand bien même, le "chanteur maudit" n'existe pas. Un chanteur talentueux peut vivre en tournant dans des pianos-bars, des salles locales, sans l'appui des médias (il cite Matmatah et Louise Attaque) ou même dans le métro (il donne l'exemple de Sirima qui en vivait très bien).

Jean-Jacques Goldman enchaîne ensuite sur l'époque "qui nie et qui refuse la douleur, l'échec, l'effort". Les pages qui suivent font immanquablement penser à "Jeanine" et seront d'ailleurs en grande partie citées sur la fiche de la chanson : Aujourd'hui, on prend des pilules pour dormir, des pilules pour veiller, contre la peur, l'angoisse, la fièvre. Finalement, on ne connaît plus qu'une tiédeur moyenne permanente, sans brûlure ni froid, qui ne permet pas d'apprécier le bonheur. Selon Alain Etchegoyen d'ailleurs, le rôle traditionnel de la femme est d'ancrer les enfants dans une protection permanente contre les risques, ce qui est loin d'être une bonne chose.

Jean-Jacques Goldman et Alain Etchegoyen dialoguent ensuite sur l'utilité de la chanson. Alain Etchegoyen estime qu'elle remplit un rôle essentiel dans l'éducation des enfants, rôle que ne peut pas remplir la philosophie, moins "immédiate". Jean-Jacques Goldman conteste rigoureusement ce rôle qu'il refuse de s'attribuer.

Le chapitre s'achève sur l'engagement. Jean-Jacques Goldman parle des Restos du Cœur, de l'Ethiopie, du concert qu'il a donné à La Grand Combe pour la Bécède, des concerts à Madagascar ou à Hanoi.

Chapitre 3 : Les grands changements…
Ce court chapitre (15 pages) effleure le problème de l'autorité, mais sans vraiment y apporter de réponse. Ce qu'on peut retenir, c'est qu'il existe une différence entre pouvoir et autorité, et qu'il est essentiel, dans le processus éducationnel d'un enfant, qu'il puisse assimiler la différence entre le bien et le mal.

Chapitre 4 : les priorités éducatives
Pour Alain Etchegoyen, l'éducation, l'apprentissage des connaissances, sont indissociables de l'effort, des étapes à franchir pour y parvenir. Donner l'envie de lire, donner l'envie d'écrire, telles devraient être les priorités de l'éducation nationale. L'autorité, également, ne va pas de soi. Ne pas fixer de limites ne permet pas aux jeunes d'avoir de repères. Ne pas sanctionner les fautes est une porte ouverte vers une recherche toujours plus poussée des limites. Si la sanction est une marque de respect, la non-sanction est une marque de mépris. Normalement, c'est la famille qui doit montrer ces limites-là. Mais lorsque la famille est décomposée, lorsqu'une mère seule ne peut plus faire face, la société et l'école doivent se substituer à l'autorité familiale.

Chapitre 5 : La ville et la campagne
Ce chapitre, le plus court de l'ouvrage (huit pages) paraît presque une digression, et aurait peut-être mérité qu'on s'y attardât davantage. Est-il préférable d'élever ses enfants à la campagne plutôt qu'à la ville ? Bien que Jean-Jacques Goldman, citadin de souche ("Back to the city again"), tente de persuader Alain Etchegoyen (se persuader lui-même ?) des avantages qu'il peut y avoir à percevoir "l'autre" quand on est élevé en ville, il avoue lui-même que s'il devait avoir d'autres enfants, il quitterait Paris.

Chapitre 6 : La connaissance par le sport
La discussion entamée dans le chapitre précédent se poursuit : à la campagne, l'enfant qui se dépasse choisit de le faire (il lui suffit de franchir la porte de sa maison) alors qu'en ville, ce sont les parents qui font le choix, en inscrivant leur enfant à une activité sportive. Il s'ensuit une conversation à bâtons rompus sur le sport pour arriver à la conclusion que le rugby est un sport magnifique.

Chapitre 7 : les drogues et l'alcool
Il semble aux deux auteurs qu'on se trompe de débat, lorsque l'on parle de la drogue : il ne faudrait pas dépénaliser les drogues dites "douces", mais pénaliser, par exemple, la consommation d'alcool pour les jeunes. Quelle que soit l'époque ou la société, l'homme a toujours utilisé des substances hallucinogènes. Interdire sa consommation paraît donc bien illusoire.

Les jeunes sont particulièrement sensibles à la pression sociale et à l'image que renvoient certaines stars du show-biz. La drogue est même un argument marketing pour certains groupes qui, en réalité, boivent du jus de carotte et suivent les conseils d'un nutritionniste. Pour JJG, l'usage de la drogue dans le milieu de la musique est plus lié à l'oisiveté qu'à des besoins de performances scéniques.

Cependant, qu'il s'agisse de la drogue, de l'alcool ou du tabac, JJG considère que les adultes sont responsables de leur vie et de leurs choix.

Seul le temps passé avec les enfants leur permet d'éviter de subir des influences néfastes. LA fréquentation des enfants joue également un rôle primordial dans la construction de leur personnalité. Il apparaît donc essentiel que les règles appliquées aux enfants le soient aussi aux amis qui viennent à la maison.

D'ailleurs, les grands frères et les grandes sœurs sont souvent plus exigeants que les parents, n'hésitant pas à rappeler les plus jeunes à l'ordre, ou à comparer leurs permissions de sorties par rapport à celles de leur jeune sœur.

Chapitre 8 : Education et argent
De toutes les remarques que j'ai entendues de la part des personnes qui ont lu ce livre, c'est ce chapitre qui apparaît le plus choquant : Jean-Jacques Goldman donne à son fils tout juste de quoi payer sa carte orange, sa fille doit faire du baby-sitting… Quand on y réfléchit, fondamentalement, il a épargné à ses enfants d'être des "enfants de star" qui auraient vécu dans l'opulence sans avoir conscience des réalités.

Chapitre 9 : Les jeunes et l'engagement politique
Bien que les thèmes développés dans ce chapitre soient très intéressants, ils ne concernent pas directement le sujet de livre. Il parle de politique, certes, mais des jeunes, peu ou prou.

Chapitre 10 : Famille, je vous aime
Alain Etchegoyen tente de démontrer que la famille est "naturelle", alors que Jean-Jacques Goldman estime qu'elle ne va pas de soi, que les affinités sont plus fortes que les liens du sang.

Le chapitre se poursuit en réabordant le rôle du père dans l'éducation des enfants, notamment dans les différences entre l'éducation d'un garçon et l'éducation d'une fille. Il s'achève enfin sur l'influence des parents sur les études de leurs enfants… Thème qui aurait mérité un chapitre complet, tant les sujets sont nombreux en ce domaine : la reproduction sociale, l'école publique et l'école privée, le rôle des profs, la violence scolaire, l'orientation, le choix de son futur métier…

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